Chargement...

Wet Paint (Peinture Fraîche) (1946)

Résumé Alors qu'il repeint sa voiture en rouge, Donald est gêné dans son travail par la venue d'un oiseau... Analyse L...



Résumé
Alors qu'il repeint sa voiture en rouge, Donald est gêné dans son travail par la venue d'un oiseau...

Analyse
L'année 1946, et avec elle le retour de la paix, ne rima pas, hélas, avec la stabilité financière des studios Disney ; avec la fin de la production des films de propagande commandés par le gouvernement, et un marché extérieur très réticent, la firme dut compter essentiellement sur le marché américain pour ses recettes sur les courts et longs métrages d'animation. Avec les ressorties salutaires de Snow White and The Seven Dwarfs et Pinocchio en 1945-1946, le studio évita de justesse la catastrophe.

En mars 1946, Roy demanda à RKO une avance de près d'un million de dollars sur les revenus de distribution des films Disney à l'étranger, dont la sortie, empêchée pendant la guerre, était maintenant compromise par des restrictions monétaires. La demande étonna beaucoup le distributeur à l'époque mais elle fut acceptée en octobre par RKO, après de longues négociations. En août, le studio mis au point un plan de licenciement et se sépara d'environ 459 salariés, n'en gardant que 614 dans la société ; le nombre total d'employés était maintenant tombé sous la barre des 800, soit les deux tiers de l'effectif total avant guerre, ce qui aggrava encore les rapports, déjà tendus, entre salariés et la direction.

Les courts métrages produits à cette période coûtaient presque deux fois plus cher que les cartoons des studios concurrents. Dés 1946, les frères Disney se sont aperçus que les courts métrages n'étaient plus une aussi bonne affaire qu'auparavant. Ce désintérêt amena certains animateurs, restés sur le fil, à n'avoir aucun travail ou à refaire ce qu'ils avaient déjà fait. Toutefois, excepté en 1938 où il avait délégué la production des courts métrages à David Hand, Walt Disney était toujours très impliqué dans ce département, assistant la plupart du temps aux réunions finales.

A la fin de l'année 1946, il était devenu clair que les studios produiraient de moins en moins de courts métrages traditionnels, comme Donald Duck et Mickey Mouse, devenus moins rentables, et se destineraient dorénavant à des cartoons intégrés, prenant la forme de séquences, dans des longs métrages comme Make Mine Music et Song of the South.

Après la seconde guerre mondiale, Donald retourna à la vie civile alors même que la production des cartoons militaires arrivait à son terme ; la période de l'après-guerre permit à Jack King de faire émerger Donald dans l'animation comme une star, au détriment de Mickey dont la production s’essoufflait à partir de 1942. Et pour cause : le public semblait reprocher à Mickey son côté trop "gentil" tandis que Donald était le perdant incarné, mais qui cherchait toujours à persévérer.

Le canard avait joué également dans des longs métrages d'animation dans The Three Caballeros (1944) avant d'apparaître bientôt dans Fun and Fancy Free (1947). Parallèlement, la production de nouveaux films est lancée à l'image de Cendrillon dont le projet est mis sur la table dés le mois de mars 1946. Les projets de longs métrages initiés par les studios en sont alors à leur balbutiements : Make Mine Music, mêlant essentiellement des séquences musicales, ou encore le film live/animation Song of the South seront des productions issues de l'année 1946.

Johnnie l'oiseau, c'est ainsi que les animateurs appelèrent le volatile venu troubler le calme légendaire (sic !) de Donald alors même que ce dernier repeint la carrosserie de sa voiture dans le court métrage Wet Paint. Mais tout cela est involontaire car Johnnie veut tout simplement transporter des brindilles pour construire son nid et ses nombreux voyages l'obligent à passer non loin de la voiture du canard. Ce qui exaspère au plus au point Donald, c'est qu'il est obligé de repeindre sans cesse sa voiture après les allers et venues de l'oiseau laissant des traces de pattes derrière son passage.

Donald était le personnage idéal pour rencontrer d'autres animaux plus petits que lui, qu'il s'agisse des écureuils Tic et Tac (Chip an' Dale, 1947), d'une abeille (Inferior Decorator, 1948), ou pour la première fois ici, d'un oiseau nommé Johnnie. Mais la plupart du temps, il ne pouvait n'empêcher de se mettre en colère, non pas par méchanceté, mais parce que c'était naturel chez lui ! En septembre 1946, Wet Paint fut nominé au Festival de Cannes, au même titre que Make Mine Music ; cependant, contrairement à ce dernier film qui remportera le prix du dessin animé de l'histoire, le court métrage de Donald ne recevra hélas aucune récompense lors de la cérémonie.

Note
4/5

Détails
Date de sortie : 9 août 1946 (États Unis) par RKO Radio Pictures
Couleur (Technicolor)

Autre(s) date(s)
septembre 1946 : nominé au Festival de Cannes 1946

Réalisation :
Jack King

Animation :
Bill Justice
Hal King
Sandy Strother
Don Towsley
Frank McSavage ?
Ernest Nordli (layout)
Howard Dunn (background)

Scénario :
Roy Williams

Musique originale :
Oliver Wallace

Voix originales :
Clarence Nash (Donald)

L'équipe
img
Jack King Réalisateur
img
Oliver Wallace
Compositeur
img
Clarence Nash
Voix originale
author image

Créateur du site, animateur des réseaux sociaux, rédacteur Articles

@twitter


Accueil item