TRÉSORS DISNEY

Tous les courts métrages, créateurs et raretés des studios Disney : secrets de productions, projets avortés de courts métrages, documents originaux...




The Riveter : documents originaux (1)


Dessins originaux pour The Riveter (1940)

The Riveter (Donald le Riveur) (1940)

Résumé
Donald recherche un travail et tombe par hasard sur un panneau demandant un riveur. Au grand dam de Pat, qui dirige le chantier, Donald est embauché et tente de faire ses preuves malgré une grande frayeur du vide. La tâche s'annonce difficile...

Analyse
The Riveter est le premier Donald de l'année 1940. Dans un duo explosif, Donald est à nouveau aux côtés de Pat Hibulaire, qu'il avait quitté dans Officer Duck (Agent Canard, 1939). L'histoire de The Riveter reprend les lignes principales de Building a Building qui faisait lui même écho à un épisode de la série Oswald le lapin chanceuxSky Scrappers (Bagarreurs en Hauteur, 1928). Dans les années 1940, Donald veut représenter le travailleur de la ville dans plusieurs dessins animés : Window Cleaners (1940), The Riveter (1940) mais aussi Bellboy Donald (1942). The Riveter fourmille de gags associés à des situations de la vie quotidienne, dont la scène du rivet ou celle du dîner de Pat, dans laquelle Donald se retrouve nez à nez avec son patron.


Du reste, quoi de plus normal de rechercher un travail aux États Unis juste après l'épisode de la Grande Dépression ? En dépit de cette situation qui n'est pas inconnue du public de l'époque, Donald se retrouve face à un métier qu'il ne maîtrise pas du tout : celui de riveur. En plus de sa maladresse légendaire à s'adapter au travail de chantier, le canard devient incontrôlable, en particulier lorsqu'il doit utiliser la riveteuse, et parvient en peu de temps à rendre furieux son patron. En cela, le court métrage a pu être apprécié à sa sortie comme un bon divertissement permettant d'oublier les soucis du travail et de la vie quotidienne. Devenu directeur de courts métrages en 1939, Dick Lundy dirige les meilleurs épisodes de la série Donald Duck dont Sea Scouts (1939) et The Riveter (1940), avant de quitter les studios Disney en 1943 pour les studios Walter Lantz. Comme un clin d'oeil, Donald chante Heigh-Ho de Blanche Neige et les Sept Nains, sorti 3 ans plus tôt en 1937, permettant ainsi de rappeler à quel point le long métrage avait été populaire à l'époque.

Références
LENBURG (J), Who's Who in Animated Cartoons : An International Guide to Film & Television
WATTS (Steven), The Magic Kingdom: Walt Disney and the American Way of Life

Vidéo
Donald le Riveur sur Youtube (français)

Détails
Date de sortie : 15 mars 1940 (États Unis)
Couleur (Technicolor)

Réalisation :
Dick Lundy

Animation :
Ed Love
Al Eugster
Jack Campbell
John Elliotte

Voix originales :
Clarence Nash (Donald Duck)
Billy Bletcher (Pat Hibulaire)

Musique originale :
Oliver Wallace

El Terrible Toreador (1929)

Résumé
Dans une cantina espagnole, on retrouve la servante Carmen qui est l'objet de toutes les attentions. Sur la musique de "Carmen", la servante vient servir de la bière à un gendarme, Don José, qui importune la belle. Escamillo le torero s'interpose et défie Don José. Mais lors d'une corrida dans l'arène Plaza de Toros, Escamillio doit affronter un taureau turbulent et par la même, déjouer les pièges tendus par Don José qui tente de saboter la corrida...


Analyse
Après The Skeleton Dance (La Danse macabre, 1929), El Terrible Toreador est le deuxième court métrage de la série Silly Symphonies. Le scénario d'El Terrible Toreador se divise en deux temps forts ; le premier se joue dans la cantina entre Escamillo, Don José et Carmen et le deuxième temps fort se joue dans l'arène. Ce scénario en deux temps peut à coup sûr dérouter le spectateur et expliquer pourquoi El Terrible Toreador soit resté dans l'ombre. Il semble que Walt Disney a servi de modèle pour les animateurs, sur la caricature du toréador. La musique originale puise aussi bien dans la musique classique que dans le folklore hispanique, notamment Carmen de Bizet mais aussi du Félix Mendelsshon, et sa chanson d'hiver de 1842. Carl W. Stalling, que l'on retrouve aussi pour la musique originale de Steamboat Willie et qui avait été à l'origine de la série Silly Symphonies, enregistre la musique à partir du 12 août 1929.

Une première sortie d'El Terrible Toreador, distribué par Columbia Pictures, a lieu à New York, et précède le film "Flight" de Frank Capra, mais la date officiellement retenue est celle du 26 septembre 1929. Une autre date retenue est celle du 7 septembre 1929. El Terrible Toreador n'a malheureusement rien à envier à The Skeleton Dance, il n'en utilise presque aucun des ingrédients qui avaient fait le succès du premier court de la série. Inutile donc de chercher tout point commun avec The Skeleton Dance. El Terrible Toreador use peu de gags drôles et offre une animation moins soignée, les personnages humains ont une apparence souple et moins réaliste. Néanmoins, on retrouve dans ce deuxième court de la série - resté dans l'ombre du premier - l'esprit drôlatre initial de la série Silly Symphonies. Neuf ans plus tard, Disney aborde de nouveau le thème de la corrida dans Ferdinand le Taureau (Ferdinand The Bull, 1938).

Références
El Terrible Toreador sur Wikipédia (français)

Vidéos
El Terrible Toreador sur Youtube (français)

Détails
Date de sortie : 26 septembre 1929 (États Unis)
Noir & Blanc

Réalisation :
Walt Disney

Animation :
Ub Iwerks
Burt Gillett ?
Wilfred Jackson
Les Clark
Jack King
Ben Sharpsteen

Layout et décor :
Ub Iwerks

Musique :
Carl W. Stalling

Mickey in Arabia (1932)

Résumé
En vacances en Arabie, Mickey et Minnie passent du bon temps sur le dos d'un chameau. De passage dans une ville, nos deux souris en profitent pour se rendre sur le marché et découvrir les curiosités de l'orient. Mais le sultan Pat enlève Minnie pour la destiner à son harem. C'est alors que Mickey décide de venir au secours de Minnie, ce qui le mène à traverser le désert sur dos de chameau...

Analyse
Dans la continuité de The Gallopin' Gaucho et The Cactus Kid, Mickey in Arabia est l'occasion pour Mickey d'apparaître comme le sauveur de Minnie. L'histoire toute entière de Mickey in Arabia est empreinte d'exotisme et de chaleur. Mickey n'est aussi plus dans son environnement familier, celui de la ferme et du monde rural, on le retrouve cette fois-ci dans un univers qu'il ne connaît pas du tout, digne des aventures les plus palpitantes qu'il connaitra dans sa série en bande dessinée sous la plume de Floyd Gottfredson. Au milieu de l'année 1931, les studios Disney accueillent un jeune dessinateur suisse du nom de Albert Hurter. Hurter sert au départ comme animateur au story department. C'est lui qui est à l'origine d'une série de gags en particulier dans Mickey in Arabia. Aux côtés de Marcelitte Garner, la voix originale de Minnie, Walt Disney poursuit le doublage de Mickey, travail qu'il accomplit depuis les débuts de la souris à l'écran. Billy Bletcher aurait aussi donné sa voix à Pat, le méchant de l'histoire. La musique originale colle parfaitement à l'ambiance recrée par les animateurs, celle de l'orient, on aura reconnu au tout début la musique d'Albert Ketelbey "Sur un marché persan".
Mickey in Arabia est le dernier dessin animé à être distribué par Columbia Pictures, Disney ayant signé avec United Artist pour les épisodes suivants de la série Mickey Mouse
Deux dates de sorties sont souvent annoncées pour Mickey in Arabia, celles du 18 ou du 20 juillet 1932 mais la date communément admise est celle du 18 juillet 1932. Dans son livre Of Mice and Magic: a History of American Animated Cartoons, l'historien de Disney Leonard Maltin avance la date du 11 juillet 1932. Mickey in Arabia passe relativement inaperçu à sa sortie, en comparaison à l'excellent Touchdown Mickey (Mickey marque un essai) et au très réussi The Klondike Kid (Mickey au Grand Nord), tous deux sortis en 1932 à quelques mois d'intervalle. Dans les années 1980, certaines scènes du harem et d'autres avec le jongleur ont été purement censurées. Par ailleurs, Mickey in Arabia est resté dans l'ombre pendant de longues années en raison de ses scènes satiriques concernant les populations locales.

Références
BARRIER (Michael), Hollywood Cartoons: American Animation in Its Golden Age, pp 80, 95

Vidéos
Mickey in Arabia sur Youtube

Détails
Date de sortie : 18 ou 20 juillet 1932 (États Unis) par Columbia Pictures
Noir & Blanc

Réalisation :
Wilfred Jackson

Animation :
Johnny Cannon
Kevin Donnelly
Tom Palmer
Ben Sharpsteen
David Hand
Les Clark
Frenchy de Tremaudan
Gerry "Clyde" Geronomi

Voix originales :
Walt Disney (Mickey)
Marcellite Garner (Minnie)
Billy Bletcher (Pat) ?

Mickey in Arabia : documents originaux (1)


Dessins originaux pour Mickey in Arabia (1932)

Alice at the Rodeo (1927)

Résumé
Alice et Julius participent tous deux à un tournoi de rodéo. Alice chevauche un taureau et à bien du mal à le diriger. De son côté, le chat d'Alice répondant au nom de Julius a plus de succès sur son cheval sauvage. Cette habileté fait qu'il remporte facilement le premier prix du tournoi. Mais le trophée est volé par le bandit Pete et s'ensuit alors une course folle à travers le désert entre les deux rivaux.

Analyse
Le 43e épisode de la série Alice, Alice at the Rodeo, succède à Alice at the Carnival sorti quelques jours auparavant sur les écrans. Trois personnages bien connus de la série y font leur apparition : Alice, le chat Julius et l'ours Pete. Le thème de la course avait déjà été abordé auparavant dans la série Alice, notamment dans Alice Wins the Derby (1925) ou encore Alice's Balloon Race (1926) où une course de ballon a lieu. Margie Gay, qui a endossé le rôle de la petite Alice depuis février 1925, se retrouve aux côtés de son incontournable chat Julius. La jeune Margie Gay est la deuxième "Alice" et succède à Virginia Davis, la première à avoir accepté de jouer le rôle aux tous débuts de la série en 1923.

Le début de l'année 1926 avait représenté une période de changements au jeune studio Disney qui venait d'emménager dans des locaux plus grands à Hyperion Avenue (Los Angeles), qui sont destinés à être agrandis par la suite. En été 1926, Walt décide de créer l'évènement en faisant en sorte que les personnages popularisés par la série Alice, dont Margie Gay, Pete et Julius posent tous ensemble dans les studios au 2719 Hyperion Avenue, pour une photo-publicité destinée à montrer au public selon Disney, le déménagement dans les nouveaux locaux. Mais le plus inquiétant est à venir. Les collaborateurs de Disney; Hugh Harman et Rudolph Ising souhaitent quitter Disney et prendre leur envol en créant leur propre studio d'animation. C'est un projet qui tombe à l'eau et les deux animateurs n'ont pas d'autre choix que de rester à ce moment aux côtés de Disney.

Passé cet orage, Walt Disney se concentre désormais sur la série des Alice qui entre dans sa troisième saison. Durant la production du court métrage en 1926, Robert Edmunds est le jeune dessinateur anglais qui vient de rejoindre les studios Disney. Il n'y reste que peut de temps, seulement quelques mois à dire vrai. Mais la première bobine de Bob est celle d'une "Rodeo Story", autrement dit d'Alice's Rodeo, et tout laisse à penser que son implication aux studios ne se soit pas limitée à l'animation mais aussi à la création de gags et de scénarios. Le 15 novembre 1926, le court métrage muet est enfin livré à Winkler pour sa distribution sur les écrans prévue pour l'année suivante. Alice's Rodeo est parmi les derniers courts d'Alice à être réalisé, étant donné que Disney a reçu la demande de Charles Mintz au mois de janvier 1927 de commencer à travailler sur le projet de la série Oswald. Alice comedies entre donc dans sa phase finale de production, on pourrait dire sa phase de maturation. Mais Alice at the Rodeo est à classer parmi les raretés Disney, étant donné qu'il ne bénéficie d'aucune ressortie quelconque auprès du public et que son unique bobine est conservée précieusement par la Lobster Films.

Références
SUSANIN (Timothy S.), DISNEY MILLER (Diane), Walt Before Mickey: Disney's Early Years, 1919-1928, pp 145-146 (anglais)
Alice at the Rodeo sur Wikipédia (français)
Alice at the Rodeo sur imdb.com (anglais)
Alice at the Rodeo sur disneyshorts.org (anglais)

Détails
Date de sortie : 21 février 1927 (États Unis)
Noir & Blanc (Muet)

Direction :
Walt Disney

Animation :
Ub Iwerks
Rollin Hamilton
Rudolph Ising
Hugh Harman
Robert Edmunds

Encrage et peinture :
Irene Hamilton
Walker Harman

Caméra :
Rudolph Ising

Acteurs "Live" :
Margie Gay

Sunken Treasure (projets avortés) (1936)

Résumé
Lors d'une plongée sous-marine à la recherche d'un trésor perdu, Mickey, Donald et Dingo font la connaissance d'adversaires redoutables. Dans les fonds marins, ils font la découverte d'une épave. Ils doivent tous trois combattre contre des squelettes de pirates et contre le Roi Neptune...

Analyse
L'idée d'une histoire avec Mickey, Donald et Dingo dans les fonds marins à la recherche d'un trésor aurait pris forme en juin 1936. L'action principale devait avoir lieu autour de l'épave du navire et devait se finir dans une île déserte. Pour cette idée de court métrage, qui devait apparaître dans la série Mickey Mouse, plusieurs titres avaient été envisagés tels que "Davy Jones Locker", "Mickey's Treasure Hunt" (La chasse au trésor de Mickey) ou encore "Mickey's Sunken Treasure" (Le trésor perdu de Mickey). Un autre titre était aussi prévu pour un scénario avec Mickey et Donald, celui de "Pearl Divers", auquel devait participer l'animateur Howard Swift. De leurs côtés, Grim Natwick, qui avait rejoint les studios Disney en 1934, et Marc Davis ont travaillé sur une histoire proche avec le titre "Mickey’s Treasure Hunt". Ce court métrage n'a jamais abouti. Du reste, l'histoire de Mickey accompagné d'un autre personnage, tous deux à la recherche d'un trésor a perduré puisqu'une B.D a exploré le thème quelques années plus tard. La B.D en question, "Sunken Treasure", dessinée par Floyd Gottfredson, est parue pour la première fois en mai 1946 avait comme personnages principaux Mickey et Dingo.

Références
Sunken Treasure sur COA Inducks (français)

Détails
Pays : États Unis
Walt Disney Studios
Série : Mickey Mouse
Date du projet : juin 1936

Billy Bletcher : la biographie

Billy Bletcher (1894-1979) n'est pas un "voice artist" comme un autre. A l'âge de 19 ans, il joue dans des vaudevilles et commence sa carrière aux Vitagraph Studios à Brooklyn en 1913 avant de partir avec sa femme pour Hollywood en 1917. Sa carrière prend de l'élan au début des années 1920, dans des films où il joue des rôles secondaires, mais aussi dans des séries comme "Les petites canailles" (Our Gang). Dans cette époque du cinéma muet, il joue pour l'essentiel des rôles d'acteur comique mais son talent est vite remarqué.

Bletcher arrive aux studios Disney au début des années 1930, où il se fait remarquer pour sa participation vocale dans Three Little Pigs (1933) dans la voix du grand méchant loup qu'il continuera à doubler par la suite. La voix baryton de Billy Bletcher est parfaite pour doubler les méchants des courts métrages, mais aussi bien d'autres voix de personnages. Jusqu'en 1953, Bletcher double la voix de Pat Hibulaire, adversaire en toutes circonstances de Donald et de Mickey Mouse. Sans compter ses participations pour les voix originales de nombre de personnages secondaires qui ont toute leur place dans les courts métrages comme Horace. Dans les longs métrages, il donne aussi sa voix à un clown dans Dumbo (1941) - ce qui reste une participation très minime - et double aussi des voix originales en dehors des studios Disney, pour les concurrents Warner Bros ou MGM, ou à la radio dans les années 1950. A la fin de sa carrière, il double des voix originales dans des séries télévisées comme "Tom et Jerry" ou "Porky Pig". Il décède à Los Angeles le 5 janvier 1979 à l'age de 84 ans.

Apparitions
Séance d'enregistrement avec Walt Disney et Billy Bletcher (1940) 

Ses participations chez Disney
- comme voix originale :
1930 : The Cactus Kid (?)
1932 : The Klondike Kid (?)
1932 : Mickey in Arabia (?)
1933 : Three Little Pigs (Les Trois petits cochons)
1933 : Building a Building
1933 : The Mail Pilot
1933 : Mickey's Gala Premiere
1933 : Mickey's Mellerdrammer
1934 : The Big Bad Wolf (Le Grand Méchant Loup)
1934 : The Dognapper
1935 : Mickey's Service Station (Les joyeux mécaniciens)
1935 : Mickey's Man Friday
1935 : The Golden Touch (Le Roi Midas)
1935 : The Robber Kitten (Le petit chat voleur)
1935 : Who Killed Cock Robin ? (Qui a tué le rouge-gorge ?)
1936 : Mickey's Polo Team
1936 : Three Little Wolves (Les Trois Petits Loups)
1936 : Moving Day (Le Déménagement de Mickey)
1936 : Three Blind Mouseketeers
1937 : The Worms Turns (Le mouton devient loup)
1937 : Modern Inventions (Inventions modernes)
1937 : Donald's Ostrich (L'Autruche de Donald)
1937 : Lonesome Ghosts
1938 : Farmyard Symphony
1939 : The Practical Pig (Le Cochon pratique)
1939 : The Autograph Hound (Chasseur d'autographes)
1939 : Officer Duck (Agent Canard)
1940 : The Riveter (Donald le riveur)
1940 : M. Mouse Takes a Trip (Le Voyage de Mickey)
1941 : Timber (Donald bûcheron)
1942 : Symphony Hour (L'Heure symphonique)
1942 : Donald Gets Drafted (Donald à l'armée)
1942 : The Vanishing Private (Donald se camoufle)
1942 : Sky Trooper (Donald parachutiste)
1943 : The Old Army Game (Facéties militaires)
1944 : Trombone Trouble (Donald joue du trombone)
1944 : How to Play Golf
1945 : Duck Pimples (Imagination débordante)
1945 : Old Sequoia (Le Vieux Séquoia)
1945 : Canine Casanova
1947 : Pluto's Blue Note
1952 : Two gun Goofy (Dingo cow-boy)
1952 : How to Be a Detective (Dingo détective)
1953 : Canvas Back Duck

Références 
HISCHAK (Thomas S.), Disney Voice Actors, pp 26-27 (anglais)
Toutes les participations vocales de Billy Bletcher sur le site Behind The Voice Actors (anglais)

Crazy Over Daisy : documents originaux (1)







 Dessins originaux pour Crazy Over Daisy (1950)

Crazy Over Daisy (Donald amoureux) (1950)

Résumé
Dans une ville typique de la fin du XIXe siècle, Donald sur son vélocipède décide de rendre visite à son amante, la belle Daisy. Tout cela pour lui offrir des friandises et des fleurs, et peut être espérer décrocher un rendez-vous avec la belle. Seulement, les deux écureuils Tic et Tac ne l'entendent pas de la même oreille et vont jouer un tour à ce pauvre Donald... 

Analyse
Donald comme Daisy sont vêtu de costumes d'époque particulièrement réussis, dans une ambiance très victorienne. Même si l'histoire se focalise sur les personnages de Donald, Daisy et de Tic et Tac, on remarque les brèves apparitions au début du court métrage de Mickey et Minnie, ainsi que de Dingo. Pour une raison inconnue, Tic et Tac décident de semer la pagaille et de jouer avec les nerfs de Donald, chose qu'ils ne faisaient pas auparavant. Les gags qui opposent Tic et Tac face à Donald sont de bonne guerre, mais le capital sympathie de Donald est plus mis en avant étant donné qui c'est lui qui en est la victime.














Distribué par RKO Radio Pictures, Crazy Over Daisy rencontre un beau succès. Un florilège d'artistes participent à donner leur voix à chacun des personnages avec respectivement Clarence Nash, Gloria Blondell pour les voix de Donald Duck et Daisy, et d'autre part James MacDonald et Dessie Flynn celles de Tic et Tac. Gloria Blondell signe ici sa dernière participation dans un court métrage Disney dans la voix originale de Daisy (sa première participation remontait à Donald's Crime en 1945).

Mais ce qui fait tout le charme de ce dessin animé, c'est en grande partie sa musique "Crazy Over Daisy Mae" signée Oliver Wallace, qui s'est sans doute inspiré de la musique Daisy Bell de Harry Dacre datant de 1892. C'est sans doute une de ses plus belles réalisations parmi ses participations aux courts métrages des studios. Dans un épisode de la série télévisée Disneyland d'avril 1956 ("Where Do the Stories Come From ?"), Walt Disney précise que c'est la musique d'Oliver qui a servi de base pour élaborer l'histoire de Crazy Over Daisy.














Une séquence du début où l'on voit Mickey Mouse et Minnie dans une ancienne voiture est similaire à une scène du court métrage de Mickey Mouse The Nifty Nineties (Les Années 90), sorti en 1941. Ce retour aux années 1890, dont Walt Disney est évidemment nostalgique, se concrétise aussi par la création dans les années 1950 de "Main Street USA" au parc Disneyland. La musique "Meet me down on Main Street" qui est jouée dans le parc par le Mellomen Barber Shop Quartet dans les années 1950, reprend alors l'air de la musique de Oliver Wallace "Crazy Over Daisy Mae.

Références
Crazy Over Daisy sur le site disneyshorts.org (anglais)
Crazy Over Daisy sur imdb.com (anglais)
Donald Amoureux sur Wikipédia (français)

HISCHAK (Thomas S.), Disney Voice Actors, p 250 (anglais)
HOLLIS (Tim), EHRBAR (Greg), Mouse tracks: the story of Walt Disney Records, p 27 (anglais)
REID (John H.), Science-fiction & Fantasy Cinema, p 50 (anglais)

Vidéos
Crazy Over Daisy sur Youtube (français)
Walt Disney présente "Crazy Over Daisy" dans l'émission "Where Do the Stories Come From ?" (1956)

Détails
Date de sortie : 24 mars 1950 (États Unis)
Couleur (Technicolor)

Direction :
Jack Hannah

Animation :
Volus Jones
Judge Whitaker
Bill Justice
Bob Carlson

Scénario :
Roy Williams
Milt Banta

Musique :
Oliver Wallace

The Skeleton Dance (La Danse macabre) (1929)

Résumé
Lorsque la nuit tombe dans un cimetière, une horloge sonne les douze coups de minuit. Quatre squelettes apparaissent et sortent de leur tombe pour débuter une danse macabre...

Analyse
The Skeleton Dance est le premier court métrage de la série Silly Symphonies. En 1929, Walt Disney cherche à diversifier ses productions animées suite au succès retentissant de Mickey Mouse. Sur une idée de Carl W. Stalling, qui avait rejoint les studios Disney en 1928, la série Silly Symphonies est esquissée dés l'année 1929 lors d'une réunion. Il s'agit alors de créer une série de courts métrages dont le récit est accompagné par de la musique ou plus précisément par des "nouveautés musicales" (musical novelties). La série ne comprend pas non plus des personnages destinés à réapparaître à chaque nouvel épisode ou à être popularisé, ce qui laisse une grand marge de manœuvre pour les scénaristes. Carl Stalling propose ainsi l'idée des squelettes dansants. Cette idée lui serait venue lorsqu'il avait huit ou dix ans, après être tombé sur une publicité montrant un squelette en train de danser dans le magazine The American Boy. The Skeleton Dance voit donc le jour au début de l'année, même si d'autres noms comme The Spook Dance, Mysterious Melodies ou encore Haunted Harmonies sont envisagés.

L'ensemble des animateurs travaille d'une façon inédite et s'inspire de la musique originale de Stalling pour réaliser l'animation. En février 1929, Carl Stalling travaille sur la synchronisation à New York au même moment que la synchronisation du son pour The Opry House. Tandis qu'à Los Angeles, Ub Iwerks réalise la quasi totalité de l'animation du film en quatre semaines, dont la célèbre danse des squelettes. Une prouesse qui vaut à Ub d'être promu directeur de courts métrages animés de la série Silly Symphonies dés 1929 (Il dirige 5 courts de la série au total). Les Clark, dont c'est la première mission aux studios Disney, anime en particulier la scène dite des "xylophones" tandis que celle du coq hurlant est le fruit du travail de Wilfred Jackson.


Au moment de la production, le studio Disney obtient la licence pour utiliser le morceau de musique classique Marche des Trolls (op. 54-3, 1893) d'Edvard Grieg comme base pour la musique originale de Stalling. Dans une interview de 1971, Carl Stalling affirme que l'ensemble de la musique originale de The Skeleton Dance n'est pas inspirée de la musique "Danse macabre" composée par Saint-Saëns, comme ont pu l'indiquer plusieurs sources. La production est achevée le 10 mai 1929. Au total, le budget du premier court métrage de la série Silly Symphonies s'élève à quelques 5,386 $ ce qui est très onéreux puisque, à titre de comparaison, Plane Crazy - qui était sorti un an plus tôt - avait coûté plus de 3,500 $. Techniquement, The Skeleton Dance est le premier court métrage à adopter le son non-post synchronisation (non-post-sync sound). De plus, l'utilisation récente du son, associée à la technique de synchronisation, permet d'accentuer ou d'atténuer des scènes à l'écran.
A cette époque, c'est Pat Powers qui distribue les courts métrages de Disney. Mais Powers est sceptique sur le succès de The Skeleton Dance. Lorsque Walt lui envoie une affiche du cartoon, Powers lui répond : "The public doesn't want this. More Mice !".
Walt Disney ne s'avoue pas vaincu et parvient à diffuser le film en avant première au Cartay Circle Theater à Los Angeles le 10 juin 1929, en première partie du film "Les Quatre Diables" de Friedrich Wilhelm Murnau. C'est cependant un succès et Powers accepte à contre-coeur de distribuer The Skeleton Dance. D'autres premières ont lien en juin et juillet de la même année, à New York et à San Francisco. Mais la date officielle de sortie admise par la plupart des historiens est celle du 22 août 1929.

The Skeleton Dance inaugure une série de courts métrages encore jamais vus auparavant par le public. Sans être totalement révolutionnaire, le thème des squelettes animés avait déjà été exploité au cinéma. Mais ce qui impressionne le plus les gens, c'est qu'aucun personnage du film ne parle, ce qui peut sembler étonnant à une époque où les salles de cinéma sont envahies de films parlants. Cet humour macabre séduit aussi quelques critiques venus voir le film, tel que le New York Daily Mirror selon lequel The Skeleton Dance "vous fait vibrer et vous fait rire". Le Herald Tribune salue de son côté son "humour rabelaisien avisé et étonnant". Mais tous les critiques de cinéma ne sont pas unanimes sur ce succès. Enfin, le court métrage est exporté en Europe à partir de février 1930, où il est partout bien reçu du public, sauf au Danemark qui décide de censurer un film jugé trop macabre.

L'image des squelettes reste longtemps associée à un aspect macabre de plusieurs productions Disney, puisque ces mêmes squelettes réapparaissent au cours d'un autre cartoon sorti la même année dans la série "Mickey Mouse", Haunted House mais aussi bien plus tard dans la série télévisée "Tous en boîte" (Disney's House of Mouse). Les scènes du xylophone et du coq hurlant sont toutes deux réutilisées pour le court métrage de 1931 The Cat's Nightmare. Plus récemment, les quatres squelettes ont aussi inspiré une attraction à Disneyland Paris, Phantom Manor mais aussi des scènes du jeu vidéo Kingdom Hearts. En 1994, The Skeleton Dance est nommé 18e meilleur court métrage d'animation de l'histoire.

Références
COHEN (Karl F.), Forbidden Animation: Censored Cartoons And Blacklisted Animators in America
WATTS (Steven), The Magic Kingdom: Walt Disney and the American Way of Life
WILLIAMS (Pat), DENNEY (Jim), How to Be Like Walt

Vidéos
La Danse macabre (1929) sur Youtube

Détails
Date de sortie : 22 août 1929 (États Unis) par Columbia Pictures
Noir & Blanc

Autre(s) date(s) :
10 juin 1929 : première à Los Angeles au Carthay Circle
28 juin 1929 : première à San Francisco au Fox
16-20 juillet 1929 : première à New York au Roxy Theatre
28 janvier 1930 : dépôt de copyright

Réalisation :
Walt Disney

Animation :
Ub Iwerks
Les Clark
Wilfred Jackson
Roy Oliver Disney
Walt Disney

Layout :
Ub Iwerks

Musique originale :
Carl W. Stalling

The Skeleton Dance : documents originaux (1)



 Documents originaux de The Skeleton Dance (1929)

Goofy’s Glider (Le Planeur de Dingo) (1940)

Résumé
Dingo se montre en apprenti-pilote d'avion avec des résultats plutôt surprenants...

Analyse
Goofy's Glider est le premier court métrage de la série Dingo à adopter la musique à thème spécifique au personnage atypique de Dingo. Mettant en scène le personnage de Dingo à travers la narration de John MacLeish, le récit préfigure la série des "How to" (Comment...), mise en chantier officiellement seulement à partir de 1941 avec How to Ride a Horse. Ce choix est la conséquence de plusieurs évènements dont un majeur, qui est le départ de la voix originale de Dingo des studios Disney en 1937, Pinto Colvig. Le personnage de Dingo se retrouve orphelin de sa voix. Comment alors poursuivre la série animée de Goofy ? Face à cette inquiétude, les animateurs décident de mettre en scène Dingo dans des courts métrages d'un nouveau genre à travers la série des "How to". Sous bien des aspects donc, Goofy's Glider reprend la trame de fond de la série "How to", dans laquelle la voix off du narrateur est censée donner de bons conseils à Dingo, dans différents domaines. Bien sûr, les actions de Dingo ne sont pas celles espérées et c'est la catastrophe pour notre ami !


En 1940, John MacLeish travaille en premier lieu sur une séquence du film Fantasia (Le sacre du printemps) avant de commencer à travailler pour le court métrage Goofy's Glider, déjà bien entamé par l'équipe d'animateurs des studios. Sa voix posée de narrateur apporte un contraste net avec les mésaventures de Dingo, ce qui séduit les animateurs qui demandent à John MacLeish de faire un premier enregistrement. Ce premier succès est le début de nombreuses participations de John MacLeish dans son rôle de narrateur, en voix-off dans les courts métrages de Dingo comme How to Ride a Horse. Fait notoire, Jack Kinney réalise avec Goofy's Glider sa première participation en tant que directeur de courts métrages de la série  Dingo.

Références
HISCHAK (Thomas S.), Disney Voice Actors : A Biographical Dictionary 

Vidéos
Le planeur de Dingo sur Youtube (français)

Détails
Date de sortie : 22 novembre 1940 (États Unis) par RKO Radio Pictures
Couleur (Technicolor)

Réalisation :
Jack Kinney
Lou Debney (assistant-réalisateur)

Animation :
Art Babbitt
George De Beeson
Gene Hazelton
Frank Onaitis
Wolfgang Reitherman
Leo Thiele

Effets visuels :
Jack Boyd
Andy Engman
Jack Huber
Ed Parks
Reuben Timmins

Scénario :
Jack Kinney        
Ralph Wright

Musique originale :
Charles Wolcott

Voix originales :
George Johnson (Dingo)
John MacLeish (narrateur)

Donald's Penguin : documents originaux (1)


 Documents originaux de Donald's Penguin (1939)

Donald's Penguin (Le Pingouin de Donald) (1939)

Résumé
Donald reçoit un bien étrange colis en provenance du pôle sud de la part de l'amiral Bird. Il s'agit d'un... bébé pingouin répondant au doux nom de Tootsie. Très vite, Donald apprend à faire la connaissance de ce bébé, qui malgré les apparences, se révèle très espiègle...

Analyse
Il n'est pas nouveau d'associer au caractère excessif de Donald un personnage qui met à l'épreuve son tempérament. Cela avait été le cas dans la série Mickey Mouse avec des épisodes comme Mickey's Kangaroo (1935) ou de Donald avec Donald's Ostrich (sorti en décembre 1937) dans lequel le canard devait s'occuper d'une autruche pour le moins agitée. Mais confronté à ces animaux inhabituels, Donald sait aussi se montrer sous des traits humains vis à vis du pingouin Tootsie, dont c'est la seule et unique apparition dans les courts métrages Disney.


A la fin des années 1930, Donald devient très populaire, si bien qu'il possède une maison à Hollywood dans laquelle il apparaît tout le long du film. Pour les besoins du récit, Carl Barks s'est inspiré de faits réels pour le nom de l'amiral Bird, qui fait en réalité référence à l'aviateur américain Richard Byrn qui a exploré l'Antarctique au quelques années auparavant. Mais cette déformation semble aussi être un jeu de mot intentionnel puisque bird signifie oiseau en anglais. De plus, il peut sembler étrange que le bébé pingouin arrive du pôle sud, alors que cet animal vit au pôle nord. Il n'empêche, Donald's Penguin reste en tout point de vue attendrissant tant il montre les différentes facettes du canard. En septembre 1939, le dessinateur Tom Wood réalise des illustrations de Donald's Penguin pour en faire la promotion dans le numéro de Good Housekeeping.

Vidéos
Le pingouin de Donald sur Youtube (français)

Détails
Date de sortie : 11 août 1939 (États Unis) par RKO Radio Pictures
Couleur (Technicolor)

Réalisation :
Jack King

Animation :
Jack Hannah
Al Eugster
Johnny Cannon
Paul Allen
Jim Carmichael (backgrounds)

Scénario :
Carl Barks

Musique originale :
Oliver Wallace

Voix originales :
Clarence Nash (Donald Duck)


 
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