Dessins originaux pour The Beach Party (1931)
The Beach Party (Mickey à la Plage) (1931)
Résumé
Mickey et ses amis vont à la plage...
Analyse
Plusieurs personnages font leur apparition dans The Beach Party : le duo Mickey/Minnie, celui de Clarabelle et Horace, et enfin Pluto qui y joue un rôle de quasi figuration. Minie, Clarabelle et Horace sont pour la première fois présentés comme les amis de Mickey. Dans un autre épisode, Camping Out (L'art du Camping) de 1934, les amis de Mickey retrouveront ce dernier pour faire du camping. Clarabelle et Horace y marquent leurs rares apparitions comme personnages secondaires dans la série Mickey en noir et blanc. Pluto de son côté fait part de son étonnement devant des situations toutes plus surprenantes les unes que les autres. Le fidèle chien de Mickey est ainsi amené à se battre avec une pieuvre. John Sutherland, qui doublera la voix originale de Bambi, fait ici sa seule contribution en tant qu'animateur dans un court métrage Disney.
The Beach Party utilise tous les ingrédients qui ont fait le succès et la popularité de Mickey : "He talks, he sings, he dances !". La séquence où Minnie utilise la queue de Clarabelle pour faire teinter la cloche afin d'appeler les amis s'inspire en réalité d'un gag déjà utilisé dans The Shidig (La fête Joyeuse, 1930), où Horace utilisait la queue de Clarabelle comme sonnette. Le gag où Pluto se bat avec la pieuvre sera lui aussi réutilisé - de façon plus élaborée - en 1937 dans Hawaiian Holiday (Vacances à Hawaï). Dans les années 1980, Disney a censuré deux séquences : la scène où Pluto se bat avec le crabe, et une autre scène où Mickey utilise la queue de Pluto pour gonfler une bouée. Cette censure s'explique sans doute par le fait que Disney ne souhaitait pas que les jeunes enfants reproduisent dans la réalité de tels supplices aux animaux domestiques. Qu'à cela ne tienne puisque l'essentiel du court métrage est à présent disponible dans sa version intégrale.
Références
HISCHAK (Thomas S.), Disney Voice Actors: A Biographical Dictionary
Vidéos
The Beach Party sur Youtube (français)
Détails
Date de sortie : 4 novembre 1931 (États Unis) par Columbia Pictures
Noir & Blanc
Réalisation :
Burt Gillett
Animation :
Charles Byrne
Chuck Couch
David Hand
John Sutherland
Musique originale :
Bert Lewis
Voix originales :
Walt Disney (Mickey)
Marcellite Garner (Minnie)
Mickey et ses amis vont à la plage...
Analyse
Plusieurs personnages font leur apparition dans The Beach Party : le duo Mickey/Minnie, celui de Clarabelle et Horace, et enfin Pluto qui y joue un rôle de quasi figuration. Minie, Clarabelle et Horace sont pour la première fois présentés comme les amis de Mickey. Dans un autre épisode, Camping Out (L'art du Camping) de 1934, les amis de Mickey retrouveront ce dernier pour faire du camping. Clarabelle et Horace y marquent leurs rares apparitions comme personnages secondaires dans la série Mickey en noir et blanc. Pluto de son côté fait part de son étonnement devant des situations toutes plus surprenantes les unes que les autres. Le fidèle chien de Mickey est ainsi amené à se battre avec une pieuvre. John Sutherland, qui doublera la voix originale de Bambi, fait ici sa seule contribution en tant qu'animateur dans un court métrage Disney.
The Beach Party utilise tous les ingrédients qui ont fait le succès et la popularité de Mickey : "He talks, he sings, he dances !". La séquence où Minnie utilise la queue de Clarabelle pour faire teinter la cloche afin d'appeler les amis s'inspire en réalité d'un gag déjà utilisé dans The Shidig (La fête Joyeuse, 1930), où Horace utilisait la queue de Clarabelle comme sonnette. Le gag où Pluto se bat avec la pieuvre sera lui aussi réutilisé - de façon plus élaborée - en 1937 dans Hawaiian Holiday (Vacances à Hawaï). Dans les années 1980, Disney a censuré deux séquences : la scène où Pluto se bat avec le crabe, et une autre scène où Mickey utilise la queue de Pluto pour gonfler une bouée. Cette censure s'explique sans doute par le fait que Disney ne souhaitait pas que les jeunes enfants reproduisent dans la réalité de tels supplices aux animaux domestiques. Qu'à cela ne tienne puisque l'essentiel du court métrage est à présent disponible dans sa version intégrale.
Références
HISCHAK (Thomas S.), Disney Voice Actors: A Biographical Dictionary
Vidéos
The Beach Party sur Youtube (français)
Détails
Date de sortie : 4 novembre 1931 (États Unis) par Columbia Pictures
Noir & Blanc
Réalisation :
Burt Gillett
Animation :
Charles Byrne
Chuck Couch
David Hand
John Sutherland
Musique originale :
Bert Lewis
Voix originales :
Walt Disney (Mickey)
Marcellite Garner (Minnie)
Der Fuehrer's Face (1943)
Résumé
Donald se retrouve prisonnier de l'Allemagne nazie, et doit travailler jusqu'à en devenir fou pour servir Hitler. Au son d'une marche militaire nazie, Donald commence une dure journée à "Nutziland" : déjeuner au pain sec, quelques graines de café et de l’arôme de bacon et d’œufs, gardés à l'écart. Mais un groupe de soldats le conduit dans une usine d'armement où Donald doit subir le travail à la chaine et fabriquer toujours plus de munitions. Dans le dessin animé, les militaires défilent de façon grotesque au pas de l'oie et au son fracassant du tambour. Donald est conduit par les armes jusqu'à son lieu de travail où il doit obéir au doigt et à l'oeil, encadré par des soldats qui lui hurlent des ordres. Le seul réconfort qui se présente à lui est d'admirer un décor des Alpes un bref instant. A la fin de ces péripéties, Donald se réveille en plein sursaut et fort heureusement, il se trouve aux États Unis, pays de la liberté.
Analyse
Der Fuehrer's Face fait partie de ces nombreux dessins animés récompensés par l'oscar du meilleur court-métrage d'animation.On y retrouve les caractéristiques d'un état totalitaire, l'Allemagne nazie, dans lequel le citoyen lambda (qui est ici Donald) devient fou : aucune liberté de penser, de mouvement et obligation de servir jusqu'à la mort le régime. Donald est le seul personnage familier qui y apparait, les autres étant des personnages caricaturés, empruntés à la réalité : Mussolini pour l'Italie, Hirohito pour le Japon et Hitler et Goering pour l'Allemagne. Le réalisateur, Jack Kinney, a réussi ce tour de force de peindre la société nazie le plus brièvement possible, quitte à user de caricature : les Allemands sont soit obèses et petits, soit maigres mais immenses physiquement, en tous les cas, disproportionnés. La musique originale, composée par Oliver Wallace tout spécialement pour le dessin animé est en fait une parodie de l'hymne nazi Horst Wessel Lied. C'est d'ailleurs cette musique qui donne toute l'ampleur à ce court métrage de propagande. Der Fuehrer's Face est sans doute le court métrage de guerre le plus connu des fans - avec The New Spirit - il remporte d'ailleurs un Academy Award pour le meilleur court métrage en 1942-1943. C'est aussi la musique qui a contribué à la popularité de cette parodie bruyante, qui figure parmi les "banned cartoons", c'est à dire des courts métrages censurés. A telle point que la chanson "We heil, we heil, right in the Fuehrer’s Face" est entonné par des soldats sur le front. Néanmoins, ce court métrage reste éminemment un objet de propagande à l'heure où il est réalisé pour l'armée américaine et en ce sens, on peut peut être rejoindre l'analyse qu'en donne Steven Watts dans son livre The Magic Kingdom selon laquelle Donald est présenté comme la "figure de la libération".
Références
WATTS (Steven), The Magic Kingdom: Walt Disney and the American Way of Life
La partition de musique de Der Fuehrer's face par Oliver Wallace (anglais)
Toons At War (anglais)
Vidéos
Der Fuehrer's Face sur Youtube (VO sous titrée français)
Détails
Date de sortie : 1 janvier 1943 (États Unis) par RKO Radio Pictures
Couleur (Technicolor)
Réalisation :
Jack Kinney
Animation :
Bob Carlson
Les Clark
Don DaGradi
Andy Engman
Bill Justice
Milt Neil
Charles A. Nichols
John Sibley
Musique :
Oliver Wallace
Donald se retrouve prisonnier de l'Allemagne nazie, et doit travailler jusqu'à en devenir fou pour servir Hitler. Au son d'une marche militaire nazie, Donald commence une dure journée à "Nutziland" : déjeuner au pain sec, quelques graines de café et de l’arôme de bacon et d’œufs, gardés à l'écart. Mais un groupe de soldats le conduit dans une usine d'armement où Donald doit subir le travail à la chaine et fabriquer toujours plus de munitions. Dans le dessin animé, les militaires défilent de façon grotesque au pas de l'oie et au son fracassant du tambour. Donald est conduit par les armes jusqu'à son lieu de travail où il doit obéir au doigt et à l'oeil, encadré par des soldats qui lui hurlent des ordres. Le seul réconfort qui se présente à lui est d'admirer un décor des Alpes un bref instant. A la fin de ces péripéties, Donald se réveille en plein sursaut et fort heureusement, il se trouve aux États Unis, pays de la liberté.
Analyse
Der Fuehrer's Face fait partie de ces nombreux dessins animés récompensés par l'oscar du meilleur court-métrage d'animation.On y retrouve les caractéristiques d'un état totalitaire, l'Allemagne nazie, dans lequel le citoyen lambda (qui est ici Donald) devient fou : aucune liberté de penser, de mouvement et obligation de servir jusqu'à la mort le régime. Donald est le seul personnage familier qui y apparait, les autres étant des personnages caricaturés, empruntés à la réalité : Mussolini pour l'Italie, Hirohito pour le Japon et Hitler et Goering pour l'Allemagne. Le réalisateur, Jack Kinney, a réussi ce tour de force de peindre la société nazie le plus brièvement possible, quitte à user de caricature : les Allemands sont soit obèses et petits, soit maigres mais immenses physiquement, en tous les cas, disproportionnés. La musique originale, composée par Oliver Wallace tout spécialement pour le dessin animé est en fait une parodie de l'hymne nazi Horst Wessel Lied. C'est d'ailleurs cette musique qui donne toute l'ampleur à ce court métrage de propagande. Der Fuehrer's Face est sans doute le court métrage de guerre le plus connu des fans - avec The New Spirit - il remporte d'ailleurs un Academy Award pour le meilleur court métrage en 1942-1943. C'est aussi la musique qui a contribué à la popularité de cette parodie bruyante, qui figure parmi les "banned cartoons", c'est à dire des courts métrages censurés. A telle point que la chanson "We heil, we heil, right in the Fuehrer’s Face" est entonné par des soldats sur le front. Néanmoins, ce court métrage reste éminemment un objet de propagande à l'heure où il est réalisé pour l'armée américaine et en ce sens, on peut peut être rejoindre l'analyse qu'en donne Steven Watts dans son livre The Magic Kingdom selon laquelle Donald est présenté comme la "figure de la libération".
Références
WATTS (Steven), The Magic Kingdom: Walt Disney and the American Way of Life
La partition de musique de Der Fuehrer's face par Oliver Wallace (anglais)
Toons At War (anglais)
Vidéos
Der Fuehrer's Face sur Youtube (VO sous titrée français)
Détails
Date de sortie : 1 janvier 1943 (États Unis) par RKO Radio Pictures
Couleur (Technicolor)
Réalisation :
Jack Kinney
Animation :
Bob Carlson
Les Clark
Don DaGradi
Andy Engman
Bill Justice
Milt Neil
Charles A. Nichols
John Sibley
Musique :
Oliver Wallace
Don Donald (1937)
Résumé
Donald traverse le vieux Mexique sur dos d'âne et fait la connaissance de la señorita Donna...
Analyse
Donald est né en 1934 dans la série Silly Symphonies avec l'épisode The Wise Little Hen (Une Petite Poule Avisée). Ce court métrage est tout de suite une révélation pour les animateurs ; l'irascible canard, dont la voix est doublée par Clarence Nash, est promis à un grand succès. Cependant, entre 1934 (sa naissance à l'écran) et 1937 (le début de sa propre série), Donald reste un personnage secondaire et fait quelques apparitions aux côtés de Mickey. En 1935, il est ainsi prévu de faire figurer Donald dans un futur court métrage de la série Silly Symphonies, "The Little Burro". L'histoire, confiée dans un premier temps à Wilfred Jackson, doit mettre en scène Donald aux côtés d'un mulet et d'autres personnages. La sortie de "The Little Burro", prévue pour octobre 1935, est cependant repoussée et le projet est confié à Ben Sharpsteen. Ce dernier décide alors de faire de Donald le personnage principal de l'histoire (renommée "Don Donald"), marquant ainsi le lancement de la série dédiée au canard.
Donna fait sa première apparition dans "Don Donald" et préfigure le personnage de Daisy Duck, qui fera son entrée dans la série en 1940 dans Mr. Duck Steps Out (L'entreprenant M. Duck). La création de Donna est attribuée au célèbre scénariste et dessinateur Carl Barks ainsi qu'à Harry Reeves. Pour Barks, le personnage de Donna était à l'origine un prototype de Daisy, mais ce n'était pas encore la petite amie de Donald à ce moment : "Donna Duck a été inventée et incorporée à l'histoire "Don Donald" avant que j'arrive au studio. Je n'ai jamais associé cette señorita avec Daisy Duck, plus typée américaine, qui fera son apparition par la suite." Alors qu'elle disparaît de la série au profit de Daisy en 1940, Donna sera par la suite connue dans la bande dessinée... comme la soeur de Daisy !
Don Donald marque aussi le début d'une longue histoire entre Donald et celle qui deviendra Daisy. On y voit se former un couple de deux canards qui se ressemblent beaucoup par leur physique, et même dans leur façon de se mettre en colère. Le court métrage permet aussi de dévoiler un autre trait de caractère de Donald : son charme. Le canard se montre en effet prêt à tout pour séduire Donna, quitte à se soumettre à tous ses caprices. Donald doit aussi faire face à un bourricot répondant au nom de Jenny. Dans tout le cartoon, Jenny ne rate jamais une occasion de se moquer de l'irascible canard. Par la suite, les animateurs décideront de réutiliser le personnage dans d'autres courts métrages comme The Village Smithy (dans lequel Jenny refuse de se faire poser des fers) et Donald's Gold Mine. Dans les années 1940, le bourricot au tempérament bien trempé sera finalement remplacé par une auto : une occasion de plus pour Donald de se mettre en colère ! Autre élément, et non des moindres : Donald conduit pour la première fois une voiture qui nous rappelle la célèbre "313". La petite auto rouge, dont la création est attribuée à Al Taliaferro, sera par la suite popularisée dans la bande dessinée et accompagnera Donald dans plusieurs histoires.
Ce court métrage nous invite enfin dans un autre continent, l'Amérique du sud, que Disney affectionne particulièrement à cette date. Dés le titre, on y retrouve la chaleur de l'Amérique latine et son folklore. Walt y réalise un séjour dans les années 1940 avec son équipe pour réaliser plusieurs longs métrages comme Les Trois Caballeros. Les principales interprétations musicales de Don Donald datent des années 1910 ou 1920. Il s'agit pour l'essentiel de musiques populaires comme "Mexican hat dance" ou encore les airs des Chiapanecas, les femmes du Chiapas (qui est une région du Mexique) mais aussi des musiques chantées par Donald comme "A Gay Caballero". Clarence Nash, talentueux imitateur, fait dans cet épisode à la fois la voix de Donald et celle de Donna. Distribué par RKO Pictures, Don Donald sort sur les écrans américains en janvier 1937.
Références
ANDRAE (Tom), Carl Barks and the Disney Comic Book : Unmasking the Myth of Modernity
HISCHAK (Thomas S.), Disney Voice Actors : A Biographical Dictionary
WATTS (Steven), The Magic Kingdom : Walt Disney and the American Way of Life
Vidéos
Don Donald sur Youtube (français)
Détails
Date de sortie : 9 janvier 1937 (Etats Unis) par United Artists Pictures
Couleur (Technicolor)
Autre(s) date(s) :
18 décembre 1936 : dépôt de copyright
16 au 22 janvier 1937 : première à Dallas
27 mai au 9 juin 1937 : première à New York au Radio City Music Hall
Réalisation :
Ben Sharpsteen
Lou Debney (assistant réalisateur)
Scénario :
Carl Barks
Jack Hannah
Webb Smith
Merrill De Maris
Otto Englander
Animateurs :
Dick Heumer
Johnny Cannon
Fred Spencer
Milt Schaffer
Jack Hannah
Ugo D'Orsi
Al Eugster
Musique originale :
Paul J. Smith
Voix originales :
Clarence Nash (Donna, Donald Duck)
Donald traverse le vieux Mexique sur dos d'âne et fait la connaissance de la señorita Donna...
Analyse
Donald est né en 1934 dans la série Silly Symphonies avec l'épisode The Wise Little Hen (Une Petite Poule Avisée). Ce court métrage est tout de suite une révélation pour les animateurs ; l'irascible canard, dont la voix est doublée par Clarence Nash, est promis à un grand succès. Cependant, entre 1934 (sa naissance à l'écran) et 1937 (le début de sa propre série), Donald reste un personnage secondaire et fait quelques apparitions aux côtés de Mickey. En 1935, il est ainsi prévu de faire figurer Donald dans un futur court métrage de la série Silly Symphonies, "The Little Burro". L'histoire, confiée dans un premier temps à Wilfred Jackson, doit mettre en scène Donald aux côtés d'un mulet et d'autres personnages. La sortie de "The Little Burro", prévue pour octobre 1935, est cependant repoussée et le projet est confié à Ben Sharpsteen. Ce dernier décide alors de faire de Donald le personnage principal de l'histoire (renommée "Don Donald"), marquant ainsi le lancement de la série dédiée au canard.
Donna fait sa première apparition dans "Don Donald" et préfigure le personnage de Daisy Duck, qui fera son entrée dans la série en 1940 dans Mr. Duck Steps Out (L'entreprenant M. Duck). La création de Donna est attribuée au célèbre scénariste et dessinateur Carl Barks ainsi qu'à Harry Reeves. Pour Barks, le personnage de Donna était à l'origine un prototype de Daisy, mais ce n'était pas encore la petite amie de Donald à ce moment : "Donna Duck a été inventée et incorporée à l'histoire "Don Donald" avant que j'arrive au studio. Je n'ai jamais associé cette señorita avec Daisy Duck, plus typée américaine, qui fera son apparition par la suite." Alors qu'elle disparaît de la série au profit de Daisy en 1940, Donna sera par la suite connue dans la bande dessinée... comme la soeur de Daisy !
Don Donald marque aussi le début d'une longue histoire entre Donald et celle qui deviendra Daisy. On y voit se former un couple de deux canards qui se ressemblent beaucoup par leur physique, et même dans leur façon de se mettre en colère. Le court métrage permet aussi de dévoiler un autre trait de caractère de Donald : son charme. Le canard se montre en effet prêt à tout pour séduire Donna, quitte à se soumettre à tous ses caprices. Donald doit aussi faire face à un bourricot répondant au nom de Jenny. Dans tout le cartoon, Jenny ne rate jamais une occasion de se moquer de l'irascible canard. Par la suite, les animateurs décideront de réutiliser le personnage dans d'autres courts métrages comme The Village Smithy (dans lequel Jenny refuse de se faire poser des fers) et Donald's Gold Mine. Dans les années 1940, le bourricot au tempérament bien trempé sera finalement remplacé par une auto : une occasion de plus pour Donald de se mettre en colère ! Autre élément, et non des moindres : Donald conduit pour la première fois une voiture qui nous rappelle la célèbre "313". La petite auto rouge, dont la création est attribuée à Al Taliaferro, sera par la suite popularisée dans la bande dessinée et accompagnera Donald dans plusieurs histoires.
Ce court métrage nous invite enfin dans un autre continent, l'Amérique du sud, que Disney affectionne particulièrement à cette date. Dés le titre, on y retrouve la chaleur de l'Amérique latine et son folklore. Walt y réalise un séjour dans les années 1940 avec son équipe pour réaliser plusieurs longs métrages comme Les Trois Caballeros. Les principales interprétations musicales de Don Donald datent des années 1910 ou 1920. Il s'agit pour l'essentiel de musiques populaires comme "Mexican hat dance" ou encore les airs des Chiapanecas, les femmes du Chiapas (qui est une région du Mexique) mais aussi des musiques chantées par Donald comme "A Gay Caballero". Clarence Nash, talentueux imitateur, fait dans cet épisode à la fois la voix de Donald et celle de Donna. Distribué par RKO Pictures, Don Donald sort sur les écrans américains en janvier 1937.
Références
ANDRAE (Tom), Carl Barks and the Disney Comic Book : Unmasking the Myth of Modernity
HISCHAK (Thomas S.), Disney Voice Actors : A Biographical Dictionary
WATTS (Steven), The Magic Kingdom : Walt Disney and the American Way of Life
Vidéos
Don Donald sur Youtube (français)
Détails
Date de sortie : 9 janvier 1937 (Etats Unis) par United Artists Pictures
Couleur (Technicolor)
Autre(s) date(s) :
18 décembre 1936 : dépôt de copyright
16 au 22 janvier 1937 : première à Dallas
27 mai au 9 juin 1937 : première à New York au Radio City Music Hall
Réalisation :
Ben Sharpsteen
Lou Debney (assistant réalisateur)
Scénario :
Carl Barks
Jack Hannah
Webb Smith
Merrill De Maris
Otto Englander
Animateurs :
Dick Heumer
Johnny Cannon
Fred Spencer
Milt Schaffer
Jack Hannah
Ugo D'Orsi
Al Eugster
Musique originale :
Paul J. Smith
Voix originales :
Clarence Nash (Donna, Donald Duck)
Donald and Pluto (Donald et Pluto) (1936)
Résumé
On retrouve Donald comme plombier, accompagné pour la première fois de son chien Pluto. On devine que dés le départ, Donald lutte avec acharnement contre des tuyaux qui n'en font qu'à leur tête ! Et Donald, en bricoleur du dimanche, fait tomber un aimant qui attire irrésistiblement la gamelle de Pluto, lequel court pour récupérer son os. Une course folle commence alors entre Pluto, l'aimant et la gamelle. Mais Pluto avale l'aimant et attire de fait tout ce qui est en métal : casseroles, pendule de l'horloge et même un réveil. Sa course de Pluto continue dans toute la maison du particulier, jusqu'à entrainer Donald avec lui et à le piéger contre la chaudière. L'essentiel est là : Pluto est satisfait de retrouver son os !
Analyse
On peut s'étonner de voir que ce court métrage est issu de la série Mickey Mouse, qui ne fait pourtant aucune apparition du début à la fin, mais à y réfléchir, la série Donald Duck n'a pas encore commencé en 1936. Le spectateur attentif remarquera dans ce cartoon la première évolution graphique de Donald : son bec a été raccourci et ses lignes sont plus rondes. Son apparence évoluera sans cesse par la suite. Donald et Pluto est presque entièrement musical, on entend que très rarement Donald s'exprimer - sauf en vociférant - et l'ensemble des mouvements de Pluto, au cours du gag de l'aimant, est accompagné par la musique de Franck Churchill. Pluto et Donald forment un duo étonnant : jusqu'où un chien peut-il suivre son maître et vice-versa ?
Ce duo ne parvient pas à convaincre les animateurs des studios qui ont pu penser que Donald, tantôt calme et tantôt agacé, ne pouvait associer son image à la douceur et au calme domestique de Pluto. C'est en tout cas l'avis de l'auteur écossais de l'encyclopédie des personnages Disney, John Grant. Le duo Mickey-Pluto colle peut être plus au tempérament calme de Pluto. Pinto Colvig, acteur américain des années 1930, est à l'origine des aboiements de Pluto et de ses cris (mais aussi de la voix si particulière de Dingo), lorsque ce dernier percute plusieurs objets dans la maison, sans le vouloir.
Références
Donald et Pluto sur le site imdb.fr (français)
Donald et Pluto sur le site disneyshorts.org (anglais)
Vidéos
Donald et Pluto sur Youtube (français)
Détails
Date de sortie : 12 septembre 1936 (États Unis)
Couleur (Technicolor)
Réalisation :
Ben Sharpsteen
Scénario :
Jack Kinney
Roy Williams
Animation :
Shamus Culhane
Al Eugster
Norman Ferguson
Jack Hannah
Bill Roberts
Fred Spencer
Musique :
Frank Churchill
Paul J. Smith
On retrouve Donald comme plombier, accompagné pour la première fois de son chien Pluto. On devine que dés le départ, Donald lutte avec acharnement contre des tuyaux qui n'en font qu'à leur tête ! Et Donald, en bricoleur du dimanche, fait tomber un aimant qui attire irrésistiblement la gamelle de Pluto, lequel court pour récupérer son os. Une course folle commence alors entre Pluto, l'aimant et la gamelle. Mais Pluto avale l'aimant et attire de fait tout ce qui est en métal : casseroles, pendule de l'horloge et même un réveil. Sa course de Pluto continue dans toute la maison du particulier, jusqu'à entrainer Donald avec lui et à le piéger contre la chaudière. L'essentiel est là : Pluto est satisfait de retrouver son os !
Analyse
On peut s'étonner de voir que ce court métrage est issu de la série Mickey Mouse, qui ne fait pourtant aucune apparition du début à la fin, mais à y réfléchir, la série Donald Duck n'a pas encore commencé en 1936. Le spectateur attentif remarquera dans ce cartoon la première évolution graphique de Donald : son bec a été raccourci et ses lignes sont plus rondes. Son apparence évoluera sans cesse par la suite. Donald et Pluto est presque entièrement musical, on entend que très rarement Donald s'exprimer - sauf en vociférant - et l'ensemble des mouvements de Pluto, au cours du gag de l'aimant, est accompagné par la musique de Franck Churchill. Pluto et Donald forment un duo étonnant : jusqu'où un chien peut-il suivre son maître et vice-versa ?
Ce duo ne parvient pas à convaincre les animateurs des studios qui ont pu penser que Donald, tantôt calme et tantôt agacé, ne pouvait associer son image à la douceur et au calme domestique de Pluto. C'est en tout cas l'avis de l'auteur écossais de l'encyclopédie des personnages Disney, John Grant. Le duo Mickey-Pluto colle peut être plus au tempérament calme de Pluto. Pinto Colvig, acteur américain des années 1930, est à l'origine des aboiements de Pluto et de ses cris (mais aussi de la voix si particulière de Dingo), lorsque ce dernier percute plusieurs objets dans la maison, sans le vouloir.
Références
Donald et Pluto sur le site imdb.fr (français)
Donald et Pluto sur le site disneyshorts.org (anglais)
Vidéos
Donald et Pluto sur Youtube (français)
Détails
Date de sortie : 12 septembre 1936 (États Unis)
Couleur (Technicolor)
Réalisation :
Ben Sharpsteen
Scénario :
Jack Kinney
Roy Williams
Animation :
Shamus Culhane
Al Eugster
Norman Ferguson
Jack Hannah
Bill Roberts
Fred Spencer
Musique :
Frank Churchill
Paul J. Smith
The Wise Little Hen (Une petite poule avisée) (1934)
Résumé
Une poule peut-elle faire autre chose que caqueter ? Mais oui, elle chante "qui pourra me planter mon maïs" (titre original : "Help Me Plant My Corn" et musique de Leigh Harline), et elle peut même être rusée. Pour nourrir ses petits, la petite poule a besoin de semer ses graines de maïs, puis au moment de la récolte, de les ramasser. Qui pourra l'aider ? Pour se faire, elle se rend chez Pierre le cochon et chez Donald le canard pour leur demander service. Mais ces derniers sont trop occupés à danser et à s'amuser qu'ils préfèrent jouer la comédie et simplement dire qu'ils ont mal au ventre. Balivernes ! La petite poule retrousse ses manches et sème son maïs.Mais au moment de la récolte, elle se retrouve encore toute seule, et face au nouveau refus de Donald et de Pierre pour l'aider, elle sait se montrer elle aussi maligne, en leur proposant de l'huile de ricin pour guérir leurs maux de ventre.
Analyse
A la manière d'une fable de la Fontaine, l'histoire de La petite poule avisée est inspirée d'une fable russe, "la petite poule rousse". La petite poule avisée a une fin heureuse pour la petite poule avisée et ses fils, qui se nourissent avec le fruit de leur travail, le maïs, tandis que Donald Duck et Pierre le cochon (qui aurait peut être pu devenir une célébrité ?) se repentissent de leur paresse et de leur égoïsme. Donald marque sa première apparition à l'écran, et le public - tout comme les animateurs des studios - a pu être séduit par l'impression très forte que dégage Donald. Au lieu d'ouvrir une série consacrée entièrement au canard, The Wise Little Hen se classe dans la série Silly Symphonies ou "Symphonies folâtres". Donald se trouve d'ailleurs en vrai canard, il habite dans une barque transformée en maisonnée, au bord d'un cours d'eau. Toute sa carrière durant, Donald conservera son costume de marin, sa paresse et ses éclats de fou-rires.
Mais le récit fait de Donald et de Pierre le cochon des personnages presque profiteurs, qui se punissent à la fin d'avoir été si bêtes. Mais cet aspect est justifiable par les besoins du scénario.La voix de la poule en train de chanter ça et là est le fait du talent de Florence Gill, que l'on retrouve dans une vidéo aux côtés de Clarence Nash, la première voix de Donald Duck au cours d'une séance d'enregistrement avec l'humoriste Robert Benchley. L'américaine Florence Gill est par ailleurs la voix de Clara dans Orphan's benefit (Le gala des orphelins) sorti en 1934. Clarence fait d'ailleurs dans Une petite poule avisée sa première voix pour Donald, qu'il continuera à doubler avec talent dans les autres courts métrages pendant plusieurs années.
Références
Une petite poule avisée sur le site imdb.com (anglais)
Illustrations du livre The Wise Little Hen sur le site de l'animateur Michael Sporn (anglais)
Vidéos
Une petite poule avisée sur Youtube (français)
Détails
Date de sortie : 9 juin 1934 (États Unis)
Couleur (Technicolor)
Réalisateur :
Wilfred Jackson
Animation :
Art Babbitt
Dick Huemer
Albert Hurter
Ward Kimball
Dick Lundy
Wolfgang Reitherman
Clyde Geronimi
Musique :
Leigh Harline
Une poule peut-elle faire autre chose que caqueter ? Mais oui, elle chante "qui pourra me planter mon maïs" (titre original : "Help Me Plant My Corn" et musique de Leigh Harline), et elle peut même être rusée. Pour nourrir ses petits, la petite poule a besoin de semer ses graines de maïs, puis au moment de la récolte, de les ramasser. Qui pourra l'aider ? Pour se faire, elle se rend chez Pierre le cochon et chez Donald le canard pour leur demander service. Mais ces derniers sont trop occupés à danser et à s'amuser qu'ils préfèrent jouer la comédie et simplement dire qu'ils ont mal au ventre. Balivernes ! La petite poule retrousse ses manches et sème son maïs.Mais au moment de la récolte, elle se retrouve encore toute seule, et face au nouveau refus de Donald et de Pierre pour l'aider, elle sait se montrer elle aussi maligne, en leur proposant de l'huile de ricin pour guérir leurs maux de ventre.
Analyse
A la manière d'une fable de la Fontaine, l'histoire de La petite poule avisée est inspirée d'une fable russe, "la petite poule rousse". La petite poule avisée a une fin heureuse pour la petite poule avisée et ses fils, qui se nourissent avec le fruit de leur travail, le maïs, tandis que Donald Duck et Pierre le cochon (qui aurait peut être pu devenir une célébrité ?) se repentissent de leur paresse et de leur égoïsme. Donald marque sa première apparition à l'écran, et le public - tout comme les animateurs des studios - a pu être séduit par l'impression très forte que dégage Donald. Au lieu d'ouvrir une série consacrée entièrement au canard, The Wise Little Hen se classe dans la série Silly Symphonies ou "Symphonies folâtres". Donald se trouve d'ailleurs en vrai canard, il habite dans une barque transformée en maisonnée, au bord d'un cours d'eau. Toute sa carrière durant, Donald conservera son costume de marin, sa paresse et ses éclats de fou-rires.
Mais le récit fait de Donald et de Pierre le cochon des personnages presque profiteurs, qui se punissent à la fin d'avoir été si bêtes. Mais cet aspect est justifiable par les besoins du scénario.La voix de la poule en train de chanter ça et là est le fait du talent de Florence Gill, que l'on retrouve dans une vidéo aux côtés de Clarence Nash, la première voix de Donald Duck au cours d'une séance d'enregistrement avec l'humoriste Robert Benchley. L'américaine Florence Gill est par ailleurs la voix de Clara dans Orphan's benefit (Le gala des orphelins) sorti en 1934. Clarence fait d'ailleurs dans Une petite poule avisée sa première voix pour Donald, qu'il continuera à doubler avec talent dans les autres courts métrages pendant plusieurs années.
A notre grande surprise, la voix originale de Pierre le cochon (Peter the Pig) est doublée par Pinto Colvig, qui a aussi réalisé par la suite les voix officielles de Dingo ou encore de Pluto pour les studios Disney.S'agissant de l'adaptation, le célèbre collaborateur du studio Disney, Ub Iwerks prend lui aussi la liberté d'adapter le conte russe dans une version animée de la même année 1934 intitulée La petite poule rousse, où l'on retrouve quelques éléments de La petite poule avisée de Disney. Cela dit, les studios Disney ont fait davantage ressortir le personnage du canard, qui sera le futur Donald Duck, tandis que le court réalisé par Ub Iwerks se veut plus fidèle au conte russe, ce qui le rend sans doute moins original. De même, l'histoire de la petite poule avisée a inspirée une BD sortie dans les tous premiers numéros du Journal de Mickey au cours de 1935.
Références
Une petite poule avisée sur le site imdb.com (anglais)
Illustrations du livre The Wise Little Hen sur le site de l'animateur Michael Sporn (anglais)
Vidéos
Une petite poule avisée sur Youtube (français)
Détails
Date de sortie : 9 juin 1934 (États Unis)
Couleur (Technicolor)
Réalisateur :
Wilfred Jackson
Animation :
Art Babbitt
Dick Huemer
Albert Hurter
Ward Kimball
Dick Lundy
Wolfgang Reitherman
Clyde Geronimi
Musique :
Leigh Harline
Commando Duck (1944)
Résumé
Donald est parachuté pour effectuer une mission périlleuse, au cours de laquelle il combat tout seul les japonais embusqués dans la jungle. Donald a l'occasion de traverser le territoire ennemi en canoe et doit au final détruire une base aérienne japonaise, d'une importance capitale pour les Alliés, selon le supérieur de Donald. La vaillant canard va même jusqu'à affronter les tirs ennemis des tireurs d'élite, lutter contre une chute d'eau et son canoe qui se remplit d'eau. Alors que les ennemis japonais agissent en groupe, se camouflent dans des arbres et derrière des rochers, en tirant dans le dos d'un ennemi presque désarmé, Donald en patriote américain affronte des crocodiles mangeurs d'hommes et doit réaliser une mission commando en territoire hostile. Donald est si inoffensif qu'il ignore comment bien atterrir en parachute et ne sait pas non plus distinguer les moustiques des balles qui sifflent derrière ses oreilles ! C'est dont presque par hasard que Donald réussit sa mission si périlleuse.
Analyse
C'est le dernier dessin animé dans lequel Donald combat lors de la seconde guerre mondiale, après plusieurs apparitions comme soldat américain. Pat, qui était lui aussi présent dans les courts métrages de guerre, n'apparait cependant pas dans Commando Duck. Commando Duck rejoint d'autres courts comme Fall Out, Fall In, ou Home Defense sortis à quelques mois d'intervalle en 1943, qui ont tous pour but de montrer Donald sous diverses postures comme parachutiste, observateur ou membre d'un commando. Steven Watts remarque que "Donald symbolise l'esprit combattant de l'Américain et sa volonté à s'imposer dans le monde". Donald sait relever le défi avec courage et c'est là le but de ce court-métrage, même si au début, Donald a du mal à cacher sa peur. D'autres critiques comme Shull et Wilt estiment que Commando Duck est, de "façon flagrante, le court métrage de guerre de Disney le plus anti-japonais". Ils poursuivent : "néanmoins, ce court se focalise plus sur Donald que sur les aspects raciaux de l'ennemi". Il n'empêche, la maladresse de Donald le conduit à réussir sa mission à bon terme grâce à un accident, presque de la même manière que le court métrage Pour être un bon marin sorti la même année en 1944, où Dingo finit par détruire par chance la flotte japonaise.
Références
WATTS (Steven), The Magic Kingdom: Walt Disney and the American Way of Life
SHULL (Michael S.), WILT (David E.), Doing their bit: wartime American animated short films, 1939-1945
Vidéos
Commando Duck sur Youtube (VO sous titrée français)
Détails
Date de sortie : 2 juin 1944 (États Unis)
Couleur (Technicolor)
Réalisation :
Jack King
Scénario :
Carl Barks
Jack Hannah
Animateur :
Judge Whitaker
Paul Allen
Hal King
Harvey Toombs
Dan Towsley
Ed Aardal
Musique :
Oliver Wallace
Donald est parachuté pour effectuer une mission périlleuse, au cours de laquelle il combat tout seul les japonais embusqués dans la jungle. Donald a l'occasion de traverser le territoire ennemi en canoe et doit au final détruire une base aérienne japonaise, d'une importance capitale pour les Alliés, selon le supérieur de Donald. La vaillant canard va même jusqu'à affronter les tirs ennemis des tireurs d'élite, lutter contre une chute d'eau et son canoe qui se remplit d'eau. Alors que les ennemis japonais agissent en groupe, se camouflent dans des arbres et derrière des rochers, en tirant dans le dos d'un ennemi presque désarmé, Donald en patriote américain affronte des crocodiles mangeurs d'hommes et doit réaliser une mission commando en territoire hostile. Donald est si inoffensif qu'il ignore comment bien atterrir en parachute et ne sait pas non plus distinguer les moustiques des balles qui sifflent derrière ses oreilles ! C'est dont presque par hasard que Donald réussit sa mission si périlleuse.
Analyse
C'est le dernier dessin animé dans lequel Donald combat lors de la seconde guerre mondiale, après plusieurs apparitions comme soldat américain. Pat, qui était lui aussi présent dans les courts métrages de guerre, n'apparait cependant pas dans Commando Duck. Commando Duck rejoint d'autres courts comme Fall Out, Fall In, ou Home Defense sortis à quelques mois d'intervalle en 1943, qui ont tous pour but de montrer Donald sous diverses postures comme parachutiste, observateur ou membre d'un commando. Steven Watts remarque que "Donald symbolise l'esprit combattant de l'Américain et sa volonté à s'imposer dans le monde". Donald sait relever le défi avec courage et c'est là le but de ce court-métrage, même si au début, Donald a du mal à cacher sa peur. D'autres critiques comme Shull et Wilt estiment que Commando Duck est, de "façon flagrante, le court métrage de guerre de Disney le plus anti-japonais". Ils poursuivent : "néanmoins, ce court se focalise plus sur Donald que sur les aspects raciaux de l'ennemi". Il n'empêche, la maladresse de Donald le conduit à réussir sa mission à bon terme grâce à un accident, presque de la même manière que le court métrage Pour être un bon marin sorti la même année en 1944, où Dingo finit par détruire par chance la flotte japonaise.
Références
WATTS (Steven), The Magic Kingdom: Walt Disney and the American Way of Life
SHULL (Michael S.), WILT (David E.), Doing their bit: wartime American animated short films, 1939-1945
Vidéos
Commando Duck sur Youtube (VO sous titrée français)
Détails
Date de sortie : 2 juin 1944 (États Unis)
Couleur (Technicolor)
Réalisation :
Jack King
Scénario :
Carl Barks
Jack Hannah
Animateur :
Judge Whitaker
Paul Allen
Hal King
Harvey Toombs
Dan Towsley
Ed Aardal
Musique :
Oliver Wallace
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