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Résumé
Alors qu'ils se promènent sur le dos d'une tortue, Alice et Julius dérobent une délicieuse tarte aux pommes qui trônait sur le bord d'une fenêtre. Poursuivis par un agent de police qui finit par les arrêter, les deux amis prisonniers mettent alors au point un plan pour s'évader...

Analyse
Alice the Jail Bird se veut dés le début un petit film plein de rebondissements et de surprises ; une histoire qui aurait pu bien se finir, mais conduisant au final la fillette et son ami Julius directement en prison. Pris dans le feu de l'action, les deux héros se trouvent ici placés dans le rôle de hors-la-loi en cavale, après avoir volé une tarte aux pommes. Une situation littéralement à l'opposée des rôles qu'ils avaient dans les films comme Alice Chops the Suey où Alice et Julius étaient confrontés à des bandits de Chinatown.

Un des récents changements intervenu dans la série Alice comedies en 1925 était devenu l'effacement progressif du personnage live d'Alice, incarnée à l'écran par Margie Gay, au profit de plus de scènes animées. Alice the Jail Bird met un léger frein à cette évolution, la fillette revenant davantage sur le devant de la scène aux cotés de personnages animés de Cartoonland.

Le petit film met également à l'honneur de nouveaux personnages animés, tels qu'une tortue qui aide nos amis à voler la tarte, ou encore une autruche pour qu'ils s'échappent de prison. Ces deux personnages, bien qu'attachants, ne réapparaîtront cependant pas dans la série Alice par la suite.

Voir des personnages Disney, qui plus est des héros, accomplir des actes hors-la-loi ne semblait pas incongru à l'époque contrairement à aujourd'hui. Le scénario d'Alice the Jail Bird, avec Alice et Julius en pyjamas rayés, anticipe à ce titre celui de The Chain Gang (1930), un court métrage où Mickey se trouvera aussi, triste sort, prisonnier dans un pénitencier.

D'emblée, Alice the Jail Bird rompt avec une certaine monotonie, en particulier concernant le scénario et les gags, qui semblait s'être installée peu à peu dans la série Alice comedies. Le mélange de l'animation avec des scènes de prises de vues réelles permettait de réaliser des effets visuels assez détonants et imaginatifs, comme la scène où Julius tente d'échapper au policier en transformant avec agilité son ami tortue en différents objets.

Outre cette séquence où Julius joue à déformer les parties du corps de la tortue, Alice the Jail Bird met également en scène un chien policier, auparavant aperçu dans Alice the Toreador (1925).

En dépit d'une deuxième partie plus lente, où Alice et Julius tentent de s'échapper du pénitencier, mais soutenu par un rythme effréné, ponctué par une cavalcade de gags amusants et toujours ingénieux,Alice the Jail Bird se veut un court métrage d'Alice toujours divertissant à regarder.

Une bobine d'Alice the Jail Bird est actuellement conservée à Lobster Films.

Vidéos
Alice the Jail Bird (1925) sur Youtube

Détails
Date de sortie : 15 septembre 1925 (États Unis) par par M. J. Winkler Productions
Noir & Blanc (muet)

Autre(s) date(s) :
30 juillet 1925 : prises de vues réelles (production)
1er au 22 août 1925 : scènes d'animation (production)
29 août 1925 : fin de la production
1er septembre 1925 : prévisualisation au Paramount Theater
1er novembre 1930 : ressortie en version sonorisée par Syndicate Pictures

Autre(s) titre(s) :
"The Jail Break"
"Alice And The Jail Break"

Réalisation :
Walt Disney

Animation :
Rollin Hamilton
Thurston Harper
Ub Iwerks
Hugh Harman
Rudolph Ising

Encre et peinture :
Ruth Disney
Irene Hamilton
Hazelle Linston
Walker Harman

Image :
Rudolph Ising

Montage :
George Winkler

Acteurs "Live" :
Margie Gay (Alice)

Résumé
Pierre, un petit garçon russe habitant dans un village, part chasser le loup dans la forêt malgré le désaccord de son grand-père. Sur le chemin, il est rejoint par ses amis Sacha l'oiseau, Sonia la cane et Ivan le chat...

Analyse
A l'origine, Pierre et le Loup est un conte musical russe créé et composé en 1936 par Sergueï Prokofiev, destiné notamment à présenter les instruments de musique d'un orchestre aux enfants.

Le compositeur, grandement impressionné par Snow White and the Seven Dwarfs (1937), rencontra Walt Disney et Leigh Harline à Los Angeles et visita les studios Disney en février 1938, espérant que son oeuvre "Pierre et le Loup" soit adaptée en dessin animé par Disney pour Fantasia, alors en production.

A cette occasion, Prokoviev présenta au papa de Mickey une interprétation originale au piano de Peter and the Wolf, qui fit grande impression sur Walt. Sensible au geste, ce dernier devait se rendre bientôt à l'évidence : la musique était certes intéressante pour l'animation, mais il ne pourrait pas inclure une éventuelle adaptation animée dans une suite - plus qu'incertaine - de Fantasia.

Cependant, Walt accepta de revisiter cette histoire pour ses productions animées dans le futur et signa, en février 1941, un accord en ce sens avec le compositeur, lui permettant notamment d'utiliser la partition de Peter and the Wolf. Selon Michael Barrier, la production de Peter and the Wolf aurait été lancée peu après cette date, et le segment sans doute achevé avant l'entrée en guerre des Etats-Unis en décembre 1941.


Le scénario original et la musique de Prokoviev ont servi d'inspiration dans les grandes lignes pour l'adaptation réalisée par Clyde Geronimi, la touche de Disney en plus. Quelques modifications ont ainsi été apportées, les scénaristes des studios ayant ajouté des noms - à consonance russe - aux animaux accompagnant Pierre, tels qu'Ivan le chat, ou encore pour les chasseurs Misha, Yasha et Vladimir.

De même, Pierre et ses amis partent dans la forêt souhaitant plus que tout capturer le loup qui rôde près du village - ce qui n'est pas le cas dans la version de Prokoviev.

Disney ne pouvait laisser une histoire mal se terminer, quitte à modifier quelque peu l'oeuvre d'origine. La scène finale de Peter and the Wolf, à la différence de l'oeuvre de Prokoviev, réserve ainsi également un meilleur sort, moins funeste, pour Sonia la cane.

Les animateurs ont également apporté une attention particulière aux décors et aux scènes animées suggérant le folklore et la culture russe, notamment dans le titre de présentation en cyrillique du film.


L'adaptation de Pierre et le loup par Disney est un véritable chef d'oeuvre d'animation, tant dans les personnages de l'histoire narrée par le légendaire Sterling Holloway, que dans la musique magistrale issue de l'oeuvre de Prokoviev orchestrée par Kurt Graunke.

A l'image d'un Three Little Pigs (1933) en son temps extrêmement populaire, Peter and the Wolf accorde à chaque personnage un caractère différent mais - chose tout à fait nouvelle - à travers un instrument de musique de l'orchestre qui lui est associé.

Ivan le chat est ainsi identifiable au son de la clarinette, Pierre à celui d'un quatuor à corde, tandis que Sonia la cane apparaît avec l'instrument du hautbois comme fond musical. Mais plus surprenant : aucun d'eux ne parle, la description des actions étant laissée au narrateur Sterling Holloway.

Le personnage du loup inspirera plus tard celui de Lambert the Sheepish Lion (1952), cartoon spécial également crédité avec la voix du narrateur Sterling Holloway. Cependant, le loup terrifiant de Peter and the Wolf est bien différent de celui des Trois Petits Cochons.


Peter and the Wolf sera finalement projeté en salles en août 1946 en tant que séquence du film Make Mine Music (La Boîte à Musique) - une "fantaisie musicale en dix segments" -, avant de bénéficier d'une ressortie, seul, en septembre 1955.

Avec ses personnages intemporels et sa bande-son inoubliable, Peter and the Wolf  passe pour l'une des séquences les plus marquantes - et également des plus réussies - de Make Mine Music. Il inspirera plusieurs ressorties sous différents supports vidéo mais également nombre d'enregistrements sonores, telles que les histoires racontées.

Le cartoon démontre enfin à quel point les studios de Mickey, en particulier les scénaristes et les animateurs, savaient faire preuve de talent et d'imagination pour donner vie à un chef d'oeuvre musical. Cette version est également présente dans Disney's House of Mouse et plusieurs personnages de Peter and the Wolf apparaissent dans Who Framed Roger Rabbit ?

Détails
Date de sortie : 14 septembre 1955 (États Unis) par Buena Vista Pictures
Couleur (Technicolor)

Autre(s) date(s) :
20 avril 1946 : sortie en tant que séquence du film Make Mine Music (1946)

Réalisation :
Clyde Geronimi

Animation :
Ollie Johnston
Ward Kimball
Eric Larson
John Lounsbery
George Rowley
Frank Tashlin (storyboard artist)
Hugh Hennesy (layout)
Charles Philippi (layout)
Claude Coats (background)

Scénario :
Dick Huemer
Eric Gurney

Musique originale :
Edward H. Plumb
Kurt Graunke (orchestration)
d'après Pierre et le loup (1936) de Sergueï Prokofiev

Voix originales :
Sterling Holloway (narrateur)
Candy Candido (loup)


Résumé
Alice pêche au bord de l'eau avec son ami Julius. Pour attraper plus facilement les poissons et les attirer sur le rivage, la fillette joue un air de musique mélodieux avec sa flûte. Les deux amis imaginent bientôt différents stratagèmes ingénieux pour piéger les poissons. Certains d'entre eux capturés dans une boîte de glace, finissent par assommer Alice et Julius et fuient pour retrouver l'eau...

Analyse
Mars 1926 marque la fin du déménagement, ayant eu lieu sous une pluie d'orage comme le veut la légende, dans de plus grands locaux situés à Hyperion Avenue, de Walt Disney et son studio d'animation. Entré en production précisément alors même que l'équipe d'animateurs avait finit de déballer les cartons à sa nouvelle adresse, Alice Charms the Fish passe ainsi pour la toute première production achevée estampillée "2719 Hyperion Avenue".

Le 31ème court métrage d'Alice marque, qui plus est, le lancement de la troisième saison des Alice Comedies. En février 1926, Walt avait en effet signé un nouveau contrat avec Charles Mintz, à présent patron de Winkler Pictures Inc.

Le nouvel accord prévoyait la réalisation par Disney Brothers de 26 nouveaux courts métrages Alice, ainsi qu'une diffusion en salles par Film Booking Offices of America pour Winkler Productions à compter de septembre 1926.

Produit en mars 1926 et achevé quelques semaines plus tard, vraisemblablement en avril, Alice Charms the Fish sera projeté en avant-première le 19 avril 1926 à Los Angeles au Bard's Hollywood Theater, avant de bénéficier, bien plus tard, le 6 septembre suivant, d'une sortie générale en salles par FBO.

A l'image de nombreux cartoons d'Alice produits entre 1924 et 1927, la bobine d'Alice Charms the Fish reste hélas toujours disparue à ce jour...

Détails
Date de sortie : 6 septembre 1926 (États Unis) par FBO pour Winkler Pictures Inc.
Noir & Blanc (muet)

Autre(s) date(s) :
mars 1926 : production
19 avril 1926 : prévisualisation à Los Angeles au Bard's Hollywood Theater
29 avril 1926 : date de livraison
28 juin 1926 : dépôt de copyright par R-C Pictures Corp

Réalisation :
Walt Disney

Animation :
Rollin Hamilton
Ub Iwerks
Hugh Harman
Rudolph Ising

Encre et peinture :
Irene Hamilton
Walker Harman

Image :
Rudolph Ising

Acteurs "Live" :
Margie Gay (Alice)